Auteur : Elyes T.

Tutoriels

Faire du montage audio simplement avec Audacity

Que vous souhaitiez monter une interview, mixer vos réalisations musicales, ajouter une ambiance sonore à un récit ou même créer votre propre sonnerie de téléphone, vous serez amené à utiliser un logiciel de montage audio. Il en existe de très nombreux, payants ou gratuits, avec plus ou moins de fonctionnalités. Le logiciel Audacity que je vais utiliser et vous présenter à travers ce tutoriel est un des outils de montage le plus utilisé car il regroupe de nombreuses qualités : c’est un logiciel gratuit, disponible sur tous les systèmes d’exploitation (Windows, Mac OS, Linux) qui est à la fois simple d’accès et très complet ce qui en fait un outils prisé par les professionnels.

Plutôt que de faire une présentation d’Audacity au travers de toutes ses fonctionnalités ce qui donnerait lieu à un tutoriel aussi long que fastidieux au vu de la richesse du logiciel, j’ai préféré vous présenter les principales fonctionnalités à travers une mise en situation : je vais vous montrer comment réaliser un podcast simple, constitué d’une introduction musicale suivie du contenu du podcast, de la voix qui aura été au préalable enregistrée à l’aide d’Audacity, et qui se conclura par un autre morceau musical.

1. Présentation rapide de l’interface d’Audacity

Voici comment se présente l’interface graphique d’Audacity :

Cette interface se divise en trois parties :

  • un menu constitué des différents onglets donnant accès aux nombreuses fonctionnalités du logiciel par des menus déroulants
  • les barres d’outils (partie encadrée en bleu)
  • le plan de travail ou s’affichent les différentes pistes audio nécessaires au projet (partie encadrée en rouge).

Parmi les nombreuses barres d’outils détaillées ci-dessous, il y a :

  • en rouge : le lecteur avec les commandes classiques de lecture, pause, enregistrement,…
  • en jaune : la selection du nombre de canaux : 1=mono, 2=stéréo. Il est possible de choisir jusqu’à 32 canaux différents pour une même piste
  • en bleu : la barre des commandes de bases telles que « couper », « copier », « coller », « effacer », fonctions de zoom
  • en vert : la boite à outils qui regroupe les outils de sélection (pour sélectionner une portion de la piste), l’outil de retouche, l’outil d’enveloppe sur lequel je reviendrai plus tard
  • en mauve : le variateur de vitesse de lecture
  • les vu-mètres qui montrent (barres horizontales vertes) le niveau des signaux audio d’entrée/sortie
  • le réglage des niveaux sonores d’entrée/sortie (au-dessus du cadre bleu)

Enfin le plan de travail est constitué des différentes pistes audio nécessaires au projet. Voici à quoi ressemble une piste audio (mono).

La piste est elle même divisée en deux parties :

  • une large fenêtre dans laquelle apparaît la courbe (en bleu) du signal sonore (il y a autant de courbes que de canaux)
  • à droite de ce signal, une fenêtre regroupant des informations sur ce signal telles que le nombre de canaux, la fréquence d’échantillonnage (44,1 kHz par défaut ce qui correspond à un signal HiFi), des curseurs permettant de régler le niveau sonore et la balance entre la droite et la gauche c’est-à-dire la répartition entre la sortie droite et la sortie gauche (même si le signal est mono) et des options permettant de rendre la piste muette (« silencer ») ou au contraire de rendre toutes les autres muettes (« solo ») lors de la lecture simultanée de plusieurs pistes.

2. Enregistrement d’une voix avec Audacity

Audacity permet d’enregistrer un signal sonore en mono ou en stéréo. La stéréo est utile lorsque le champ sonore à capter est large, en pleine nature, ou que l’on souhaite capturer l’ambiance d’une salle en même temps que le spectacle qui s’y déroule. Dans le cas de la captation d’une simple voix (mon cas ici) un enregistrement en mono est suffisant. Il faut savoir que lors de l’exportation du projet finalisé celui-ci sera de toute façon automatiquement converti en stéréo. Pour procéder à l’enregistrement rien de plus simple :

  1. on sélectionne le nombre de canaux enregistrement (mono/stéréo) : mono dans mon cas
  2. on clique sur la touche d’enregistrement (le bouton avec un point rouge)
  3. une fois l’enregistrement terminé on clique sur la touche d’arrêt (le bouton avec un carré noir).

Nous obtenons la piste suivante d’une durée d’environ 34 secondes :

a. « Silencer » le début de l’enregistrement

Avant d’utiliser cet enregistrement en l’état, il faut procéder à quelle retouches dans le but d’en améliorer la qualité et de corriger d’éventuelles erreurs de diction.

Pour commencer zoomons sur le début du signal. Pour cela, il suffit de placer le curseur dans la zone que l’on souhaite agrandir (ici à 2 sec.) et de cliquer ce qui fera apparaître un trait noir vertical traversant la piste. En cliquant sur l’icone « zoom avant », le zoom (horizontal) s’effectuera autour de cette zone.

On voit que durant les deux premières secondes bien qu’elles correspondent à du silence, la courbe n’est pas parfaitement plate et que donc un léger bruit de fond subsiste. Cela est d’autant plus visible si l’on effectue un zoom vertical. Pour cela, il suffit de placer le curseur de la souris au niveau du 0.0 à droite de la piste audio. Celui-ci se transformera en loupe et en jouant sur la molette de la souris on pourra zoomer et dézoomer à volonté.

On voit clairement que la portion du signal située au dessus de la flèche verte est bruitée. Nous allons donc la remplacer par du silence. Cette opération se fait en deux temps. Tout d’abord, il faut sélectionner la partie à transformer. Pour cela, on positionne le curseur au début de la portion, puis on clique (pour tout le tutoriel « cliquer = cliquer sur le bouton droit ») et en maintenant le bouton appuyé, on sélectionne en se déplaçant vers la droite le morceau qui nous intéresse qui va alors prendre une teinte bleu clair. Pour terminer la sélection, il suffit de relâcher le clic de la souris. La deuxième étape consiste alors à cliquer sur l’icône « silencer » (encadré ci-dessous) pour transformer la sélection en silence comme on peut le constater sur les deux captures suivantes.

ce qui nous donne, après avoir utiliser la commande « silencer la sélection » (encadrée en rouge) la piste ci-dessous :

b. Corriger une erreur de diction

Lors de cet enregistrement, j’ai (volontairement) commis une erreur de diction en me trompant sur un mot , erreur que j’ai corrigée aussitôt en reprenant correctement cette fois le mot et en poursuivant ma lecture. Il est d’ailleurs conseillé lorsqu’on commet une erreur de ce type de se corriger et de continuer son enregistrement plutôt que de tout arrêter et tout reprendre à zéro ce qui peut être une source de stress d’autant plus importante que l’enregistrement est long. Audacity est un logiciel qui permet de rectifier après coup assez facilement ce type d’erreur comme nous allons le voir.

La première étape consiste à repérer la portion du signal dans laquelle se situe l’erreur. Pour cela, après une première écoute qui va nous permettre de repérer assez vaguement le passage en question, on va pouvoir sélectionner dans la réglette temporelle (barre graduée légèrement bleutée située juste au dessus de la piste) une fenêtre en procédant de la même manière que lorsqu’on a sélectionné un morceau de la piste sauf que cette fois-ci, il faut placer le curseur sur cette réglette. Une fois la fenêtre temporelle sélectionnée, celle-ci sera relue en boucle (il ne sera plus nécessaire de réécouter à chaque fois toute la piste. Ainsi en ajustant les bord de cette fenêtre temporelle, il devient facile d’isoler avec précision le passage qui nous intéresse (partie de la piste encadrée en rouge ci-dessous. Le flèche rouge indique la fenêtre temporelle correspondante.)

Pour supprimer ce passage, il faut commencer par le sélectionner mais il faut éviter d’effectuer un simple « couper » ou un « supprimer et raccorder » car au niveau du raccord il subsistera un petit bruit (il y a peu de chance que le raccord se fasse parfaitement et soit inaudible). Pour cela quelques manipulations sont nécessaires. Dans un premier temps, il faut lancer la commande « supprimer-séparer »

ce qui va avoir pour effet de supprimer le morceau désiré et de créer un espace vide à la place et de couper la piste en deux parties (on parle aussi de clips) distinctes.

L’étape suivante consiste à rapprocher les deux clips sans pour autant les coller. Pour cela, on va déplacer le clip de droite vers la gauche. Ce déplacement temporel aussi appelé ajustement temporel est une opération très commune et très simple qu’il est essentiel de maîtriser. Il suffit de placer le curseur sur la partie supérieur de la piste (zone plus claire que le reste de la piste) ; celui-ci prend alors la forme d’une main qui permet d’un simple double-clic de la souris de saisir la piste et de la déplacer horizontalement à sa guise . Dans notre cas, nous allons faire glisser cette piste pour la placer à 0,2 sec de la piste gauche. Pour les opérations suivantes, il peut-être nécessaire d’effectuer un zoom horizontal (x2 suffit) autour de la fin du clip de gauche et du début du clip de droite afin d’avoir plus de détails et ainsi d’être plus précis dans nos futures manipulations. Pour rendre la transition entre les deux morceaux parfaitement inaudible, on va sélectionner un cours laps de temps (quelques dixièmes de seconde) avant la fin de la piste de gauche puis réaliser un « fondu en fermeture » comme indiqué ci-dessous.

Puis de la même manière, on selectionne un cours pas de temps au début de la piste de droite et on réalise un « fondu en ouverture » :

Le but du fondu en fermeture c’est de diminuer la signal sonore jusqu’au silence (l’inverse pour le fondu en ouverture). Par ces quelques manipulations, nous avons supprimé notre erreur et récupéré une piste audio sans raccord audible.

c. Supprimer le bruit de fond

Un autre problème récurrent lors d’un enregistrement est qui peut entâcher la qualité du signal sonore est la présence de bruit de fond. Celui-ci peut avoir plusieurs origines (qui peuvent s’additionner) : matériel de captation de mauvaise qualité ou défectueux, bruit environnant comme le ventilateur du PC. Ce bruit, même léger, peut-être gênant et altérer la qualité de l’enregistrement surtout pendant les périodes de silence ou il sera le plus perceptible. Heureusement Audacity dispose d’une commande qui permet de réduire significativement ce bruit. La tâche est assez simple. Tout d’abord il faut sélectionner un morceau de la piste ne contenant que ce bruit de fond, c’est à dire une partie « silencieuse » (1 ou 2 sec. suffisent).

Ensuite, il faut cliquer sur l’onglet « Effets » puis dans le menu déroulant sélectionner « réduction de bruit ». La fenêtre suivante s’ouvrira :

cliquer alors sur « Prendre le profil du bruit » ce qui permettra à Audacity de savoir ce qu’il devra supprimer.

Retourner ensuite sur la piste et sélectionner cette fois-ci la totalité de la piste (placer le curseur à l’intérieur de la piste de double-cliquer : la totalité de la piste sera colorée en bleu ciel) puis recommencer l’opération précédente : Effets>Réduction de bruit et la fenêtre précédente s’ouvrira à nouveau. Cette fois-ci il faudra cliquer sur le bouton valider :

La totalité de la piste a été débruitée : même s’il n’a pas complètement disparu, le bruit a été significativement réduit comme on peut le constater sur le signal sonore ci-dessous que l’on peut comparer avec celui avant débruitage affiché plus haut.

3. Mixage de la musique d’introduction et du début du podcast

La plupart de podcasteurs débutent leur création par une brève introduction musicale (aussi appelée « jingle ») qui est en quelque sorte la signature du podcasteur. Pour ne pas déroger à la règle, nous allons ajouter en début de notre enregistrement vocal effectué précédemment, un jingle. La première étape va consister à importer un fichier musical (pour cette illustration, j’ai utilisé une musique libre droit).

a. Importation de la musique d’introduction

Le format du fichier importe peu car Audacity reconnait la plupart des formats audio. L’importation est une opération très simple qui s’effectue en quelques clics de souris comme le montre la capture ci-dessous :

Une fenêtre s’ouvre sur le répertoire dans lequel se trouve le fichier que l’on souhaite importer, dans mon cas le fichier Moon-Wisper.mp3

Une nouvelle piste constituée de deux sous-pistes (car le fichier importé est en stéréo) apparaît sous la piste de notre enregistrement : elle correspond à notre fichier musical.

Il est important de noter qu’il n’y a pas de différence à travailler sur une piste mono ou stéréo puisqu’en stéréo toute opération effectuée sur une des deux sous-pistes se répercutera automatiquement et de manière identique sur l’autre sous-piste.

b. Différentes stratégies de mixage

En présence de plusieurs pistes audio, toutes les pistes sont lues simultanément. Comme je souhaite débuter mon podcast uniquement par une introduction musicale de quelques secondes, je vais décaler la piste vocale (qui correspond à l’enregistrement effectué en première partie) de 10 sec pour que sa lecture ne commence que 10 sec plus tard. Pour cela, j’effectue un ajustement temporel comme expliqué dans la section 2.b.

A ce stade, si je lance la lecture à partir du début, on entend bien uniquement de la musique les dix premières secondes puis au-delà vient s’ajouter la voix ce qui bien sûr n’est pas satisfaisant. Il existe (au moins) trois façons de réussir une bonne transition entre le jingle initial et le début du podcast.

  1. On fait commencer la partie vocale juste après la fin du jingle
  2. La fin du jingle et le début du podcast se superposent quelques secondes avant que la musique ne s’arrête complètement.
  3. la troisième approche est similaire à la précédente sauf que la durée ou les deux pistes vont se superposer est un peu plus longue et que le mixage entre voix et musique est plus travaillé : on diminue le volume de la musique durant les moments de parole pour la remettre à son niveau nominal pendant les périodes de silence.

Dans les trois cas, pour que cette transition soit la plus harmonieuse possible et éviter un arrêt brutal de la partie musicale, on va être amené à utiliser l’outils d’enveloppe. Pour mettre en oeuvre cet outil, il suffit de cliquer sur l’icone encadré ci-dessous

Aussitôt chacune des pistes est encadrée par deux lignes bleues représentant les seuils minimal et maximal du volume sonore de chacune d’elles.

En positionnant le curseur sur la piste qui nous intéresse celui-ci prend la forme d’une paire de petits triangles qui se superposent. En cliquant sur la souris, vont apparaître deux paires de petits carrés blancs (un sur chacune des deux lignes bleues puis deux situés à la jonction des parties grises claires/foncées). Il est possible de déplacer verticalement ces carrés ce qui va avoir pour effet de modifier la courbure des lignes bleues et ainsi de modifier le volume sonore de la piste à partir de la position de ces carrés. Ces carrés jouent le rôle de balises que l’on peut poser à plusieurs endroits de la piste pour moduler sur une portion voire la totalité de la piste le volume sonore comme on peut le voir ci-dessous.

On peut se poser la question du rôle de la paire de carrées intérieurs. On a vu que les carrés extérieurs permettaient en courbant les lignes bleues de modifier le volume sonore qui ne peut dépasser le volume nominal. Le déplacement de ces carrés entraîne celui des carrés intérieurs. Néanmoins, il est possible de déplacer directement ces derniers et de les positionner au dessus de leur position initiale et ainsi d’augmenter le volume qui du coup sera plus élevé que le niveau nominal. On dispose donc de deux leviers nous permettant de diminuer le son (les carrés extérieurs) ou de l’augmenter (les carrés intérieurs).

Les mixages 1. et 2. étant assez proches, je vais directement présenté le second. Sur les 10 sec qui précèdent le début de la piste vocale, je vais conserver le niveau sonore musical durant les 8 premières secondes puis à partir de là diminuer celui-ci progressivement jusqu’à le réduire au silence à la quatorzième seconde soit 4 sec après le début du podcast. Pour cela, en utilisant l’outils d’enveloppe présenté juste avant, j’obtiens un simple fondu en fermeture de la piste musicale qui se termine après 14 sec.

Le mixage 3. toujours réalisé à l’aide de l’outils d’enveloppe permet d’alterner pendant les premières secondes du podcast la partie musicale et la partie vocale.

4. Mixage de la fin du podcast et du jingle final

Dans la dernière partie de ce tutoriel, nous allons voir comment terminer notre podcast grâce à l’ajout d’une musique finale. La démarche étant très similaire à l’ajout d’une introduction musicale présentée en détail dans la section précédente, je ne vais pas refaire un présentation aussi détaillée. Pour commencer, j’importe le fichier contenant le morceau qui va servir de jingle final. Même si, comme pour l’introduction musicale, on peut imaginer plusieurs transitions, je vais ici limiter mon choix à un simple fondu en ouverture (note : Audacity possède une fonction « fondu en ouverture » que nous avons utilisée dans la première section mais qui effectue un fondu très basique et moins poussé que ceux que nous avons et allons effectuer). Tout d’abord, je déplace (par ajustement temporel) le jingle final jusqu’à la fin de la piste vocale. Plus précisément, je place le début du jingle 3 sec avant la fin de l’enregistrement vocal.

Ensuite, à l’aide de l’outil d’enveloppe, en partant de zéro j’augmente progressivement le volume de la partie musicale jusqu’à atteindre le volume nominal 3 sec plus tard puis je laisse à ce niveau pendant 5 sec et enfin pour ne pas arrêter brutalement le jingle, j’effectue un dernier fondu en fermeture, toujours à l’aide de l’outils d’enveloppe et je laisse une période de silence de 2 sec au cas ou l’auditeur enchaîne avec la lecture d’un autre enregistrement.

En mettant bout à bout toutes les parties, voici le podcast dans son intégralité :

Voilà notre podcast terminé ! Il ne reste plus qu’à le convertir en un format reconnu par un lecteur audio comme le MP3. Audacity permet la sauvegarde d’un projet avec un format (.aup3) qui est propre au logiciel et qui permet d’y retravailler ultérieurement. Cependant ce format n’est pas reconnu et ne peut donc être lu par d’autres applications. Pour rendre le projet lisible par un lecteur audio, il faut le convertir (ou l’exporter) dans un format audio standard. Audacity permet l’exportation sous de nombreux formats :

certains garantissent une qualité (au moins) CD mais produisent des fichiers volumineux, d’autres sont des formats compressés avec une qualité audio moindre mais qui vont créer des fichiers de plus petite taille.

5. En conclusion

Audacity est un logiciel que j’ai découvert en cours de musique au collège. Depuis, je l’utilise occasionnellement pour faire du mixage audio. Lorsque j’ai dû me familiariser avec ce logiciel, j’ai trouvé de nombreux tutoriels sur internet mais tous ne faisaient que la description (plus ou moins détaillée) des différentes fonctionnalités, ce qui rendait leur lecture peu agréable. J’ai tenté de réaliser ici le tutoriel que j’aurais aimé lire pour pouvoir utiliser rapidement cet outils sans forcément passer par la lecture de fonctionnalités dont je n’aurais peut-être jamais l’utilité. Une mise en situation simple, juste pour démarrer et se familiariser avec les fonctions de base …

Art

Balles et ballons : les ballons du système solaire

Le premier projet de la classe de 1ère NSI est « Regard de géomètre ». Ce projet consiste en la création d’une image basée sur un ou plusieurs thèmes donnés. Pour notre image, on a choisi les thèmes astronomie et balles et ballons. Nous avons voulu représenter le système solaire mais en remplaçant les planètes et le Soleil par des balles et des ballons de différents sports.

Les étapes de création de notre image

Après avoir choisi nos thèmes et décidé de l’illustration que l’on souhaitait faire, nous avons commencé par le fond de notre illustration. Pour cela, on voulait un fond noir avec des étoiles représentées par des points blancs et de tailles différentes placées aléatoirement sur l’image. Cependant, les grosses étoiles à cause de leur couleur blanche, se voyaient trop par rapport aux plus petites. On a alors ajouté une couleur un peu plus grise pour les grosses étoiles mais on a gardé le blanc pour les petites. Pour faire cela, nous avons utilisé une instruction conditionnelle :

import turtle
import random
turtle.speed(0)
for i in range(150):
    turtle.penup()
  turtle.goto(random.randint(-640,640),random.randint(-350,350)) 
    turtle.pencolor("black")
    turtle.pendown()
    a=random.randint(1,5)
    if a<2:
        turtle.begin_fill()
        turtle.fillcolor("white")
        turtle.circle(a)
        turtle.end_fill()
    else:
        turtle.begin_fill()
        turtle.fillcolor("#e1e1df")
        turtle.circle(a)
        turtle.end_fill()

Ce qui donne avec le fond:

Tracé du ciel étoilé

Dans un second temps, nous avons choisi les balles que l’on voulait représenter puis nous les avons tracées chacune séparément pour avoir le rendu le plus fidèle possible. Les balles choisies sont:

  • la balle de tennis
  • le ballon de basket-ball
  • le ballon de rugby
  • la balle de base-ball

A l’origine, on voulait faire le ballon de football plutôt que la balle de base-ball mais le motif de ce ballon est un peu trop complexe à faire et n’apportait que peu d’intérêt pour notre script.

Script pour le tracé du ballon de basket :

import turtle
turtle.bgcolor("black")
turtle.begin_fill()
turtle.fillcolor("coral")
turtle.goto(0,-3)
turtle.circle(98)
turtle.end_fill()
turtle.penup()
turtle.goto(-97,93)
turtle.left(-73)
turtle.pendown()
turtle.pensize(5)
turtle.pencolor("black")
turtle.circle(100,150)
turtle.penup()
turtle.goto(-97,93)
turtle.left(180)
turtle.pendown()
turtle.circle(100,-150)
turtle.penup()
turtle.goto(-97,93)
turtle.right(107)
turtle.pendown()
turtle.forward(186)

Tracé du ballon de basket

Dans la dernière étape de la création de notre image, nous avons regroupé toutes nos créations (fond, balles et ballons) dans un même script et nous avons rajouté certaines fonctionnalités comme les ellipses ou l’effet d’ombre qui vous seront montrés plus loin. Mais, lors de ce regroupement, nous avons fait face à plusieurs problèmes notamment au positionnement des balles et également à leur proportion (un ballon de basket ne peut pas être plus petit qu’une balle de tennis). Pour cela, on a effectué une suite d’essai-erreur jusqu’à ce que le résultat nous plaise.

Rendu final

Les fonctions utilisées dans le script

La première fonction importante de ce script est la fonction « orbite ». Elle consiste en la création d’une « fausse ellipse » à l’aide de 4 arcs de cercles de rayons différents. Cette fonction est plutôt simple mais extrêmement efficace.

def orbite(rayon):
  turtle.seth(-45) 
  for i in range(2):
      turtle.circle(rayon,90)
      turtle.circle(rayon/2,90)
  return()

La deuxième fonction marquante de ce script est la fonction permettant de créer un effet d’ombre sur les balles et ballons ayant une forme circulaire. Pour cela, il faut créer un dégradé de couleur formé à l’aide de cercles de plus en plus petits dont la couleur varie en même temps que le rayon diminue. Cette fonction s’appelle « surface ».

def surface(couleur,rayon,posx,posy):
    r=couleur[0]
    g=couleur[1]
    b=couleur[2]
    turtle.pensize(5)
    for i in range(51):
        turtle.home()
        turtle.goto(posx,posy)
        turtle.pendown()
        if ((r-i*1.5)>=0) and ((g-i*1.5)>=0) and ((b-i*1.5)>=0):
            r1=r-i*1.5; g1=g-i*1.5; b1=b-i*1.5;
        elif ((r-i*1.5)<0): r1=r
        elif ((g-i*1.5)<0): g1=g
        else: b1=b
        turtle.pencolor((r1/255,g1/255,b1/255))
        turtle.circle((100-2*i)*rayon)
        turtle.penup()

Enfin, la dernière fonction est la fonction étoile, elle permet comme son nom l’indique de tracer des étoiles de taille et avec un nombre de branches variables. Elle a pour paramètres le nombre de branches et la longueur des branches.

def etoiles(branches, longueur):
    turtle.begin_fill()
    turtle.fillcolor("white")
    for i in range(branches):
        turtle.forward(longueur)
        turtle.right(180+180/branches)
        turtle.forward(longueur)
        turtle.left(180-180/branches)
    turtle.end_fill()

Malheureusement, cette fonction a un défaut que l’on n’a pas su régler. Lorsque l’on choisit un nombre pair de branches, le nombre n’est pas respecté.

Exemple: lorsque l’on exécute etoiles(6,100). Le nombre de branches n’est pas correct.

Alors que lorsqu’on veut faire une étoile avec un nombre de branches impair, le nombre de branches est respecté.

Exemple: lorsque l’on exécute etoiles(9,100). Le nombre de branches est correct.

Problèmes rencontrés

Lors de la création de notre script, nous avons rencontré plusieurs problèmes comme le positionnement des balles ou encore la proportion des ballons mais également des problèmes qui survenaient lorsqu’on voulait créer une image. Ce problème venait de la commande bgcolor(). Cette fonction consiste à colorier le fond de la toile par la couleur de son choix. Cependant, sur le script nous permettant de créer nos images, le fond n’apparaissait pas. Pour résoudre ce problème, nous avons rajouté au script une boucle faisant des allers-retours sur la toile à l’aide d’un stylo épais permettant de créer manuellement ce fond.

turtle.goto(-760,400)
turtle.pensize(10)
turtle.right(90)
for i in range(75):
    turtle.forward(420*2)
    turtle.left(90)
    turtle.forward(10)
    turtle.left(90)
    turtle.forward(420*2)
    turtle.right(90)
    turtle.forward(10)
    turtle.right(90)

Conclusion sur notre premier projet en NSI

Ce premier projet nous a permis d’approfondir nos connaissances en turtle et de créer notre premier « gros script » de cette année en python en faisant appel à toutes les fonctions vues en cours. Nous aurions pu essayer d’apporter des améliorations avec un peu plus de temps en ajoutant par exemple d’autres balles plus complexes comme la balle de golf.

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L’image finale